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104 ans plus tard… des excuses pour le Règlement 17

La première ministre Kathleen Wynne a présenté ce lundi 22 février à l’Assemblée législative de l’Ontario des excuses officielles pour l’adoption en 1912 du Règlement 17 qui interdisait l’enseignement en français dans les écoles.

Face à la mobilisation et la résistance des Franco-Ontariens, le gouvernement a cessé en 1927 d’appliquer le Règlement 17, qui n’a toutefois été formellement aboli qu’en 1944.

«La communauté franco-ontarienne a fait preuve d’un remarquable courage et de ténacité dans sa longue lutte pour s’assurer que la culture francophone fasse partie intégrale de l’Ontario dynamique et prospère que nous connaissons aujourd’hui», a déclaré Mme Wynne.

La résolution, une idée de l’ACFO du Grand Sudbury portée par le nouveau député libéral Glenn Thibeault depuis décembre dernier, a aussi été endossée par les deux partis d’opposition à Queen’s Park.

Le député progressiste-conservateur Steve Clark a présenté des excuses particulières au nom de son Parti, qui était au pouvoir en 1912. «Il y a eu une erreur dans le passé, et il est important de reconnaître cette erreur», a-t-il dit.

La chef du NPD, Andrea Horwath, a mentionné qu’il s’agissait d’une «époque très sombre» dans l’histoire ontarienne.

Le lobby politique des Franco-Ontariens, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, a accueilli ces excuses officielles avec «enthousiasme». «C’est une bonne nouvelle pour notre communauté qui a subi les conséquences néfastes de ce règlement privant toute une génération d’un accès à l’éducation en français», a souligné Denis Vaillancourt, le président de l’AFO.

C’est le Règlement 17 qui avait conduit à la création de l’ancêtre de l’AFO afin de défendre les droits des francophones en Ontario. Le journal Le Droit avait été fondé en 1913 dans le sillage de ces événements.

«Ce geste va permettre de fermer la porte sur un chapitre noir de l’histoire franco-ontarienne», a conclu M. Vaillancourt.

Une foule d’intervenants et de commentateurs lui ont fait écho. C’est ainsi que la présidente du Centre francophone de Toronto, Claire Francoeur, «applaudit le courage de la première ministre de l’Ontario», estimant que «ce Règlement dévastateur a causé un tort sans précédent à la communauté franco-ontarienne».

«Nous pouvons nous réjouir qu’en 2016, malgré le règlement 17, l’éducation pour les francophones a le vent dans les voiles et ne cesse de prendre de l’expansion», ajoute Mme Francoeur, qui est d’ailleurs aussi directrice des communications du Conseil scolaire Viamonde.

C’est en 1984 que l’Ontario a officiellement reconnu le droit de tous les francophones de recevoir une éducation en langue française aux niveaux élémentaire et secondaire. Les francophones ont obtenu la gouvernance complète et exclusive de presque toutes les écoles de langue française de l’Ontario en 1998, via la création de 12 conseils scolaires.

La ministre des Affaires francophones, Madeleine Meilleur, se dit «très fière du travail accompli par les gouvernements qui se sont succédé, dont le nôtre. Ce travail a permis de rebâtir notre relation avec la communauté francophone.»

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